| |
né à Pont l'Abbé le 9 janvier 1972
marié, deux enfants
 |
|
31 octobre 1993, Le Havre, le temps est gris, froid. Huit monocoques et
cinq multis, quittent le port normand pour le départ de la première Transat
Jacques Vabre, disputée alors en solitaire. En monocoque, les Parlier,
Peyron et Gautier sont de la partie et, parmi eux, un jeunot. La mèche sur
le côté, Vincent Riou, 21 ans, s’attaque à sa première traversée de l’Atlantique à bord de
« Maitre Coq ». Certains se rappellent de sa mascotte - un poulet en goguette sur les
pontons havrais – et beaucoup retiennent la ténacité hors norme de ce jeune marin.
Il boucle sa traversée malgré une importante voie d’eau. Ses concurrents, réunis à Carthagène
le saluent chaleureusement sans se douter que ce marin, qui vient de goûter au large,
fera exploser tout son talent en s’emparant du Vendée Globe quelques années plus tard.
La Jacques Vabre est donc une course à part dans la carrière du Finistérien qui est, aujourd’hui,
le seul concurrent engagé à pouvoir témoigner de cette première édition. Ce statut de
« vétéran », il s’en amuse plutôt qu’autre chose, bien conscient que ses chances de victoires
n’ont jamais été aussi grandes.
En 4 éditions, le podium lui a toujours échappé mais le 10ème anniversaire de la course est
la meilleure occasion de tordre le cou aux statistiques. L’objectif pour 2011 n’a jamais été
aussi clair : « la gagne ! ». Depuis le début de l’année, PRB et Vincent Riou ont enchaîné les
victoires sur les courses d’avant saison. Pour Vincent, pas question de brandir ces réussites
comme garantie d’un résultat sur la Jacques Vabre… Même si, selon Hugues Destremau,
le co-skipper, « ce sont rarement les plus mauvais qui gagnent les petites courses ».
Outre ce début de saison plus qu’encourageant, Vincent a de bonnes raisons de croire en ses chances. Rapide, fiabilisé par une traversée de l’Atlantique, son 60 pieds est l’un des plus compétitifs du circuit et il le connaît sur le bout des doigts. Sur le plan sportif, Vincent est toujours considéré comme l’un des plus fins stratèges du circuit et il compte bien sur la « sagesse » des années pour tracer sa route sans se laisser influencer par celle des autres.
|
|
|